Le livre interdit de Georges Walter lu pour Café Powell

Ce livre interdit a une histoire : la sienne, racontée par Georges Walter, l’écrivain et ami de Joseph Kessel qui l’accompagna dans les dernières années de sa vie. L’écrivain évoque ici ce livre que Kessel ne voulait (pouvait) pas écrire et celui, que lui, parvenu au bout de sa vie, voulait écrire sur sa relation avec le couple Kessel. Il a fort bien réussi : Le livre interdit est parvenu entre nos mains. Il aura été le dernier de Georges Walter. Comme le point final d’une solide amitié.

Mais ce livre a une autre histoire, plus anecdotique et plus personnelle. Il fut un temps, fort lointain, où Georges Walter a fait partie de ma famille à la mode de Bretagne, en l’occurrence à la mode arménienne, grâce à une tante sortie de nulle part, une grand-tante tout droit sortie d’un dessin de Faisan en roulant des rrr, une soeur qui avait été la première femme et qui vivait avec des chats en Inde, un dentiste aux rendez-vous mystérieux, des cigales nerveuses, du Mistral brûlant et l’ombre de ce Jeff toujours planant sur ces êtres inattendus, dont l’apparition fut aussi brève que romanesque et opportuniste…

Tout ceci finira peut-être en roman sous ma plume, qui sait ?

Le livre interdit Georges WalterÀ lire pour découvrir un Kessel intime, fragile et un parallèle saisissant entre deux écrivains en fin de vie. Toute ma critique est sur Café Powell : Le livre interdit, l’auteur et son double.

Le livre interdit de Georges Walter, publié aux Éditions du Cherche-Midi. 2016.

 

Old School de John Niven lu pour Café Powell

Fidèles à leur ligne éditoriale de polars de qualité, les Éditions Sonatine ont fait paraître cet Old School attachant, écrit par un auteur écossais, John Niven. On y trouvera des similitudes avec l’humour et les accents gériatriques de la série des Ne deviens jamais pauvre de Daniel Friedman (toujours chez Sonatine) précédé de vieux  .. qui m’avait bien fait rire par leur acidité. Dans Old School de John NIven, le polar est moins noir, la causticité plus diluée et les personnages, un poils plus attendus. Néanmoins, ce gang de vieilles dames est attachant et on suit leurs avantures avec plaisir : un zeste d’Arsenic et vieilles dentelles, du suspense et un road movie, tout y est pour passer un bon moment. Un livre pour sourire et se détendre avant la retraite🙂

Old School John Niven Sonatines

Toute ma critique est sur Café Powell : Old School, Old ladies en cavale

Old School de John Niven, traduit de l’anglais par Nathalie Peronny. Éditons Sonatine 2016

 

Bons baisers de Georges et meilleurs souvenirs de la Martinique (1)

Aéroport Fort de francePassé la porte coulissante et la fraîcheur de la climatisation, une brise chaude, des odeurs en provenance du MacDo planté en face de la sortie et 34 degrés. Un ciel blanc, des palmiers qui agitent leur chevelure dans le vent. Après huit heures de vol, mes vêtements parisiens sont chauds, trop serrés et froissés. Devant l’aéroport, trois taxis. Les chauffeurs fument, adossés aux portières ouvertes. Un homme en chemise à carreaux Burberrys démesurés étreint un couple obèse qui lui tend les bras. Ils parlent et rient fort, sans mesure. Ils me sourient. La Martinique a des airs de cousine de province. Lire la suite

Algèbre de Yan Pradeau, le roman d’un génie lu pour Café Powell

Publié chez Allia début 2016,  Algèbre de Yan Pradeau est un grand roman avec un tout petit format : fluide et brillant, il raconte la vie d’un homme dont jusqu’à présent je ne connaissais que le nom, Alexandre Grothendieck, une sorte de Steve Jobs mâtiné d’Einstein, en tous cas le maître de la géométrie algébrique !

Yan Pradeau, l’auteur de ce livre, est quant à lui, maître d’une narration fluide, souvent drôle et d’une précision toute scientifique, équilibrant fiction, réalité et faits, et au passage faisant tranquillement la démonstration que mathématique et littérature se marient avec plaisir !

Algèbre-Yan-PradeauToute ma critique (enthousiaste) est à lire sur Café Powell, le webzine à lire sans modération.

Pour info, ce livre est dans la sélection du Prix des Lecteurs de Levallois 2016 et je lui souhaite chance et succès  :-)

Et la lauréate du PNE est…

Annoncé officiellement  le week-end dernier, le Prix de la Nouvelle érotique 2015 a été décerné à une nouvelle baptisée Noir d’ancre écrite par Isabelle Cousteil : félicitations (non sans un soupçon d’envie) à l’auteur pour cette nouvelle fort aboutie en une nuit !

A la lecture de cette nouvelle lauréate, entre nous, je me suis dit que la mienne était un peu trash ou hard ou trop peu maritime :-) pour être érotiquement primable…

Je tâcherais de faire mieux en 2016, ou pas !